vendredi 15 juin 2018

2 Nouveaux lycées Sud-Loire 44 : Dans les médias

Ouest France 15-06-2018



_______________________________________________________________
Par Ouest-France   Modifié le 


Loire-Atlantique. Deux nouveaux lycées publics en Sud Loire



Christelle Morançais, présidente de la Région, aux côtés de son vice-président, Antoine Chéreau, en discussion avec Tanguy Cavé, secrétaire général adjoint de l’académie de Nantes.
Christelle Morançais, présidente de la Région, aux côtés de son vice-président, Antoine Chéreau, en discussion avec Tanguy Cavé, secrétaire général adjoint de l’académie de Nantes. | Ouest France

La création d’un lycée était très attendue dans ce territoire où la population augmente. La Région vient d’annoncer la construction, non pas d’un, mais de deux nouveaux lycées en Sud Loire : à Saint-Philbert-de-Grandlieu et Vertou. En complément, des travaux d’extension seront programmés dans deux établissements existants : les lycées de Bouaye et Pornic.
Ce matin, jeudi 14 juin, la présidente du Conseil régional, Christelle Morançais, annonce la création de deux lycées dans le Sud Loire. L’un à Vertou en 2027 et l’autre à Saint-Philbert-de-Grandlieu en 2025.
Pour le lycée de Saint-Philbert-de-Grandlieu, la  « construction est prévue pour 2025. C’est une très bonne nouvelle », déclare Johann Boblin, le maire de La Chevrolière qui préside la communauté de communes de Grandlieu et siège au conseil régional. La communauté de communes avait proposé deux sites d’implantation (au nord et au sud). C’est celui de Saint-Philbert-de-Grandlieu qui est retenu.

Internat et complexe sportif

« Ce nouvel établissement prévoit 1 200 places (extensible à 1 500), un internat et un nouveau complexe sportif. Il permettra de répondre à ce défi démographique et contribuera à la poursuite de l’essor de notre territoire, l‘un des plus dynamiques de Loire-Atlantique, » apprécie Johann Boblin.
Le maire de Saint-Philbert-de-Grandlieu, Stéphan Beaugé, est bien sûr très satisfait.  « Cette décision confirme le rôle de centralité du territoire cantonal et de la ville de Saint-Philbert-de-Grandlieu en particulier », estime-t-il. Le maire  s’engage à agir  « pour favoriser l’arrivée de ce lycée dans la commune en travaillant notamment sur la question du contournement sud de Saint-Philbert » .
Le deuxième nouveau lycée sera basé à Vertou avec un objectif de livraison pour la rentrée scolaire 2027. L’établissement aura une capacité estimée de 1 200 places, extensible à 1 500, sans internat, doté d’un nouveau complexe sportif et d’une plate-forme de car. Si Vertou a été choisi, ce n’est  « pas par hasard » dit Rodolphe Amailland, maire de la commune  « car la ville a le potentiel (équipements sportifs et transports en commun) et du foncier disponible. On a déjà 2 000 collégiens sur la commune. Cette expérience nous sert. »
Laurent Turquois, maire de Saint-Sébastien-sur-Loire se dit très satisfait de l’implantation d’un lycée sur la commune de Vertou.  « Ce nouveau lycée, situé à proximité de notre commune, va permettre de désengorger le lycée des Bourdonnières, lycée avec lequel nous poursuivrons, bien entendu, l’accompagnement et les partenariats dans les domaines sportif et culturel » a-t-il expliqué.

Satisfaction des parents d’élèves

Pour la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) du département,  « Saint-Philbert-de-Grand-Lieu était prévisible, c’est un lieu important car il y a trois collèges et ils avaient déjà réservé des terrains» , explique sa présidente, Anne Kirion Chartres.  « Mais Vertou est une grosse surprise, c’est vrai qu’on aurait peut-être plutôt pensé à un autre lycée vers Pornic. Mais on n’a pas accès à toutes les études démographiques. » En tout cas,  « c’est une excellente nouvelle d’avoir deux lycées » pour la FCPE. Même son de cloche chez le Collectif pour des nouveaux lycées publics du Sud-Loire :  «Nous nous réjouissons d’avoir contribué à faire mûrir la position du Conseil régional. Vertou est une surprise totale » réagit Bernard Viaud, l’un des fondateurs du collectif. Mais de tempérer :  « Les lycées existants vont être engorgés dès 2022. Donc on aura 2-3 années compliquées. Il faudra installer des bâtiments modulaires. Ce ne sera pas confortable d’être lycéen dans ces années-là.» 

Des déceptions

Du côté des communes candidates qui n’ont pas été retenues, Jérôme Marchais, le maire de Vallet, située juste après Vertou, est déçu.  « Nos services ont fait le job. Il y a forcément de la déception. Mais on sait que notre dossier a intéressé la Région. On est arrivé un peu tard, en outsider, avec quatre propositions. Ils savent ce qu’on peut envisager avec nous. Et on remettra le couvert si un autre dispositif s’ouvre. »

Déception aussi pour Yannick Morez, maire de Saint-Brévin, Bernard Morilleau, maire de Sainte-Pazanne et Didier Favreau, maire de Machecoul, autres communes candidates pour accueillir un lycée. Tous s’interrogent sur l’équilibre territorial.  « Une fois de plus, on a préféré construire un lycée près de Nantes », exprime le maire de Saint-Brevin.   Pour le maire de Machecoul, «  le bémol de notre candidature c’était la proximité avec la Vendée bien dotée en lycée » .

Extension à Bouaye et Pornic

La Région envisage également l’extension des lycées de Bouaye et Pornic à l’horizon 2023. Après une première extension en 2017, le lycée Alcide-d’Orbigny, à Bouaye, devrait accueillir 200 élèves en plus. Actuellement en extension pour 150 places supplémentaires, le lycée du Pays de Retz de Pornic pourra bénéficier de travaux immédiats pour l’ajout de deux salles de classe en complément de l’extension en cours. Un nouvel agrandissement sera à l’étude pour la rentrée de 2023. Une bonne nouvelle pour Jean-Michel Brard, maire de Pornic mais « ce qui serait une meilleure nouvelle encore c’est que l’extension prévue pour 2023 concerne des postbac (BTS par exemple) pour garder les jeunes dans le territoire ».

Réactions politiques

À la Région, le groupe PS, écologiste, radical et républicain estime que c’est une bonne nouvelle pour les jeunes et les familles.  « La bataille que nous avons engagée il y a deux ans et demi porte ses fruits malgré les réticences de départ de la majorité. Néanmoins, nous nous interrogeons sur le délai d’ouverture tardif et sur la méthode de concertation » ont-ils indiqué dans un communiqué. Christophe Clergeau confirme  « Nous regrettons que la construction des lycées soit un peu tardive et nous proposons que les ouvertures soient avancées de deux ans. Le calendrier nous semble trop lointain. Les jeunes sont là. Il faut 5 ans pour construire un nouveau lycée, donc il n’y a pas de raison de repousser leur construction à 7 et 9 années. Les dates de 2023 et 2025 sont faisables si les études sont lancées immédiatement » .
Franck Nicolon, co-président du Groupe écologiste et citoyen et membre de la Commission éducation est sur la même lui. Pour lui, le combat continue :  « Les délais de mise en œuvre de la décision restent trop longs par rapport aux besoins. Des exemples récents de nouveaux lycées dans la Région, comme celui de Clisson, montrent qu’un délai plus court est envisageable avec par exemple 5 années entre le choix du lieu d’implantation et l’ouverture de l’établissement. Les élus de la majorité devraient donc faire en sorte de débloquer les fonds nécessaires à un lancement plus rapide des projets, par exemple dès la session de juin du Conseil régional, plutôt que de se contenter d’effets d’annonce. Sans cela, les projets ne seront pas lancés avant la fin du mandat, alors que l’urgence est là. »
Par ailleurs, Maï Haeffelin, conseillère régionale PS, membre de la commission Éducation et lycées, trouve la méthode peu transparente.  « Il n’y a jamais eu de débat contradictoire dans un cadre collectif,  précise-t-elle.  Nous demandons qu’une délibération soit soumise au vote des élus au cours de la prochaine session du Conseil régional des 21 et 22 juin 2018 pour acter les premières mesures de lancement des études. »
Le groupe des élus régionaux En Marche, affiche ce matin une satisfaction contrariée.  « Nous déplorons que les élus aient été informés par mail le matin même de l’annonce à la presse. Il aurait été plus respectueux vis-à-vis du rôle de tous les élus d’en discuter en amont en commission éducation d’autant plus que l’ambition a changé (nous étions sur la construction d’un seul lycée en Sud-Loire) et que les lieux d’implantation choisis n’ont pas du tout été abordés. »
_______________________________________________________________









Nouveaux lycées dans le Sud-Loire : pourquoi Vertou a été choisi ?


La Région des Pays-de-la-Loire va construire deux nouveaux lycées dans le sud-Loire. Annonce surprise, la ville de Vertou a été choisie. En voici les raisons.









Christelle Morançais, présidente, a fait l'annonce ce matin à l'hôtel de Région.
Christelle Morançais, présidente, a fait l’annonce ce matin à l’hôtel de Région. (©(©Hebdo de Sèvre et Maine))

La Région des Pays-de-la-Loire a annoncé ce matin la construction non pas de un mais de deux lycées publics dans le sud-Loire.
Ils ouvriront à Saint-Philbert de Grand Lieu et Vertou. Une ville surprise. « Elle n’était pas candidate. On est allé la chercher », a reconnu Antoine Chéreau, le vice-président chargé de la commission Éducation et lycées
Christelle Morançais, présidente de la Région, a expliqué les raisons qui ont poussé la collectivité à prendre « cette décision qui n’était pas attendue ».
Un seul lycée ne suffira pas pour absorber la poussée démographique. Comme l’a expliqué Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire. » A l’horizon 2030, la métropole de Nantes doit accueillir 75 000 nouveaux habitants »
Avec Saint-Philbert de Grand Lieu, le secteur de la métropole et notamment le sud de Nantes est celui qui « pousse le plus au niveau démographique ». 
La Région a aussi regardé les capacités d’absorption des lycées existants. « Les extensions sont plus faciles au sud-ouest de Nantes, sur le secteur du Pays-de-Retz. » Au regard des projections, les extensions des lycées des Bourdonnières (Nantes) et de la Herdrie (Basse-Goulaine) ne suffiront pas d’où la décision de la Région de construire un deuxième lycée public à Vertou, « solution la plus pérenne ».

Près du busway et gare Le choix s’est fait en raison du positionnement de la ville, située au sud de la Métropole. Et de ses équipements et infrastructures. 

Le foncier sur lequel sera construit le futur lycée se trouve à proximité du busway, des équipements sportifs et de la gare tram-train. 
Le lycée de Vertou doit ouvrir à la rentrée 2027. L’établissement public aura une capacité de 1200 places. La Région prévoit une extension possible de 300 places.
L’offre de formation envisagée est d’ouvrir un lycée polyvalent. Avec le futur lycée de Saint-Philbert, 120 millions d’euros vont être investis.
La collectivité prévoit une enveloppe de fonctionnement de 4 millions d’euros.
______________________________________

jeudi 14 juin 2018

14-06-2018 : La Région annonce 2 nouveaux lycées et 2 extensions

Le collectif pour des nouveaux lycées Sud-Loire 44 a de nouveau participé le 5 juin 2018 à une réunion à la Région ou nous ont été présenté des éléments démographiques et certains dossiers de candidature sans avoir d'informations sur les décisions de la Région.
Cela a été l'occasion pour nous de réaffirmer nos convictions : 

L’augmentation démographique très importante du Sud Loire se poursuivra même au delà de 2024. Le plan d'urbanisme de Nantes métropole prévoit 75 000 habitants de plus en 2030. Les récentes décisions d’aménagements futurs au sud de la métropole (maintien de l'aéroport Nantes Atlantique, transfert du MIN, nouveau CHU) et les nombreux projets immobiliers en cours et à venir, vont encore accélérer la croissance démographique déjà forte au Sud Loire et donc les effectifs de lycéens. Nous sommes toujours persuadé qu’un seul Lycée ne suffira pas. Il nous paraîtrait indispensable d’articuler la décision du choix de la commune du futur 1er nouveau lycée du Sud-Loire en associant immédiatement un deuxième lycée voire même un troisième nouveau lycée au Sud-Loire, avec une cohérence de calendrier et de territoire.”


Ce 14 juin 2018, la Région a annoncé ses intentions lors d'une conférence de presse. Beaucoup d'éléments que nous avancions depuis près de 2 ans ont été pris en compte. Nous en réjouissions. Nous remercions la Région de nous avoir associé à cette démarche constructive, et d'avoir entendue nos arguments.

Il reste que cela ne sera pas immédiat, et il faudra être patient. Seul les enfants en CP ou CE2 aujourd'hui pourront bénéficier de ces infrastructures, alors la forte augmentation des secondes commencera dès la rentrée 2021.
Nous demandons que des solutions transitoires acceptables soient trouvées dans l'attente de ces ouvertures. Nous sommes prêt à continuer le travail constructif de concertation.

Nous remercions également tous les membres du collectif qui de près ou de loin se sont investis pour l'avenir des lycéens de la Région.


Le collectif pour des nouveaux lycées Sud-Loire 44


Ci dessous, le communiqué de presse de la Région :



STRATEGIE D’INVESTISSEMENT DANS LES LYCEES
La Région affiche son ambition pour les lycées en Sud-Loire 
2 nouveaux lycées et 2 extensions

Ce jeudi 14 juin 2018, Christelle Morançais, Présidente de la Région des Pays de la Loire, Antoine Chéreau, 1er Vice-président en charge de l’Education et des lycées, et Isabelle Leroy, Vice-présidente en charge des lycées, ont annoncé l’engagement de la Région pour construire 2 nouveaux lycées en Sud-Loire, à Saint-Philbert de Grand Lieu et à Vertou. En complément, des travaux d’extension seront programmés dans 2 lycées existants, à Bouaye et Pornic. Avec cette décision ambitieuse, la Région anticipe la poussée démographique continue et fait face à l’engorgement des établissements du secteur Sud-Loire. La Région des Pays de la Loire poursuit son engagement dans le cadre de sa Stratégie d’investissement dans les lycées et finance l’intégralité de ce projet d’envergure, pour un budget total estimé à 120 M€.

Relever le défi démographique en Pays de la Loire
La région est attractive et le nombre de lycéens augmente considérablement depuis quelques années : les prévisions envisagées à horizon 2025 annonçant une augmentation de 6 500 élèves ont été atteintes dès 2016. Concrètement, 11 000 élèves supplémentaires sont attendus dans les voies d’enseignement général et technologique sur la période 2016-2024. L’analyse démographique et territoriale menée depuis plus de 8 mois révèle l’ampleur et la complexité de la dynamique démographique du secteur Sud-Loire au-delà des premières estimations. C’est pourquoi, la Région a retenu plusieurs réponses coordonnées pour répondre à ce défi.
« Les outils de prospective mis en place par la Région dans le cadre de la SIL ont révélé une situation plus complexe que prévue en Sud-Loire. Face à l’enjeu éducatif et démographique que nous devons relever, j’ai choisi d’agir avec ambition et responsabilité en investissant 120 M€ pour la construction de 2 lycées polyvalents et l’extension de 2 établissements existants. Accompagner la réussite des jeunes lycéens et apprentis ligériens reste pour nous une priorité. », affirme Christelle Morançais.

Deux nouveaux lycées en Sud-Loire à horizon 2025-2027
L’analyse de l’ensemble des dossiers déposés par des communes du secteur qui se sont portées candidates à l’accueil d’un nouveau lycée s’est faite de façon objective, approfondie et participative. Chaque site a fait l’objet d’une étude détaillée et d’une visite sur place. Un comité de concertation associant le Conseil départemental de Loire Atlantique, le Rectorat, la DASEN 44, le collectif « Nouveaux lycées Sud-Loire 44 », la FCPE, la PEEP et les services régionaux s’est rassemblé à plusieurs reprises pour échanger sur l’avancée des étapes et l’analyse des dossiers selon les critères établis par la Région.

Un nouveau lycée « Sud Loire » à Saint-Philbert de Grand Lieu
Les analyses croisées des effectifs existants et à venir, menées de concert entre la Région et le Rectorat, confirment qu’un lycée à Saint-Philbert contribuerait à la fois à soulager de suite les lycées publics existants les plus en tension d’effectifs (Les Bourdonnières à Nantes, Jean Perrin à Rezé et Alcide d’Orbigny à Bouaye) et à accompagner la poussée démographique du secteur  (environ 400 lycéens de plus à horizon 2024). Il sera aussi une solution supplémentaire possible pour les jeunes du secteur de Sainte-Pazanne, et réduira les temps de trajet des jeunes sur ce secteur. Le site proposé présente un foncier adéquat et une qualité d’équipements publics de proximité de nature à accompagner l’arrivée du lycée dans des conditions optimales.
Sur la base de cette analyse, le site de Saint-Philbert de Grand Lieu a été retenu par la Région, qui propose la construction d’un nouveau lycée polyvalent (voies générale et professionnelle) d'une capacité estimée de 1 200 places, équipé d’un internat de 80 places, d’un nouveau complexe sportif et d’une plate-forme de car. La capacité pourra être
extensible à 1 500 places pour permettre le développement d'une offre de formation complémentaire ou pour faire face à une nouvelle croissance des effectifs. Ce lycée sera construit avec un objectif de livraison pour la rentrée scolaire 2025.

Un nouveau lycée « Sud-Nantes » à Vertou
La poussée démographique de l’agglomération nantaise est telle, 75 000 habitants supplémentaires prévus au Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUM) d’ici à 2030, qu’un complément d’étude démographique a été réalisé sur le secteur de Vertou, commune métropolitaine accueillant des collèges mais pas de lycée et en forte poussée démographique : un nouveau lycée à Vertou contribuerait ainsi à alléger significativement les effectifs des lycées Les Bourdonnières à Nantes, La Herdrie à Basse-Goulaine et Aimé Césaire à Clisson.
Après étude de la qualité du foncier proposé, des équipements publics existants, de la proximité immédiate de Nantes et de l’interconnexion des transports (C9, busway 4 et tram/train Nantes-Clisson), le site de Vertou a été retenu par la Région pour y implanter un nouveau lycée polyvalent. D'une capacité estimée de 1 200 places, extensible à 1 500, sans internat, doté d’un nouveau complexe sportif et d’une plate-forme de car, le lycée de Vertou sera construit avec un objectif de livraison pour la rentrée scolaire 2027.

Des extensions complémentaires à Pornic et Bouaye
Pour compléter la création de 2 établissements et répondre rapidement à la croissance continue des effectifs, la Région envisage la réalisation de nouvelles extensions des lycées de Bouaye et de Pornic, à horizon 2023.
  • Le lycée Alcide d’Orbigny à Bouaye compte 1 037 élèves et a déjà fait l’objet d’une extension en 2017. Les prévisions démographiques, complétées des résultats de l’étude capacitaire de 2017, laissent à penser que ce sont environ 200 places qui pourraient manquer à partir de 2024, avec un besoin de requalifier d’autres espaces concomitants. Le lycée conforterait ainsi son rôle de réponse structurante au secteur ouest du Sud-Nantes (Bouguenais), ainsi qu’au secteur de Sainte-Pazanne.
  • Le lycée du Pays de Retz à Pornic, en forte poussée démographique, est déjà actuellement en extension, pour 150 places supplémentaires. Destiné à accueillir également les élèves domiciliés à Saint-Brévin, le lycée pourra bénéficier de travaux immédiats pour l’ajout de 2 salles de classes en complément à l’extension en cours. La réalisation d’une nouvelle extension à horizon 2023 sera couplée au lancement d’une étude capacitaire dès 2018 pour objectiver le besoin en places supplémentaires.

« Avec la Stratégie d’Investissement dans les lycées, la Région s’est dotée d’outils de prospective et d’analyse de l’existant qui nous ont permis d’affiner les besoins et de préparer l’avenir. Dès sa mise en place, début 2018, nous nous sommes mis au travail pour apporter rapidement des solutions pragmatiques et efficaces à la problématique d’engorgement des lycées du secteur Sud-Loire dont l’urgence est criante. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de pouvoir apporter une réponse complète qui prend en compte les situations actuelles et à venir.», déclare Antoine Chéreau.

La SIL, une stratégie innovante et ambitieuse 
La Stratégie d’Investissement dans les Lycées (SIL) 2018-2024, adoptée par la Région des Pays de la Loire en décembre 2017 lors du vote du Budget Primitif 2018, entend apporter des solutions sur les zones en tension démographique pour les établissements publics du territoire. Bâtie sur une enveloppe de 780 M€ sur 7 ans, cette stratégie ambitieuse se donne les moyens d’apporter les meilleures conditions d’enseignement et de vie aux lycéens ligériens. La mobilisation de ressources budgétaires destinées au volet démographique est ciblée dans l’Axe 1 de la SIL. Innovante et pragmatique, la SIL repose sur une méthodologie qui allie la mise en place d’études capacitaires et démographiques et la concertation avec les acteurs éducatifs du territoire et les parents d’élèves.



lundi 23 avril 2018

Un seul lycée supplémentaire en sud Loire ne suffira pas !

Nous reproduisons ici des articles qui relatent de la très forte progression démographique notamment au Sud Loire, qui touchera inévitablement les lycéens. Le plan d'urbanisme de Nantes métropole prévoit 75 000 habitants de plus en 2030. Les récentes décisions d’aménagements futurs au sud de la métropole (maintien de l'aéroport Nantes Atlantique, transfert du MIN, nouveau CHU) et les nombreux projets immobiliers en cours et à venir, vont encore accélérer la croissance démographique déjà forte au Sud Loire et donc les effectifs de lycéens. Nous sommes donc convaincu qu'il faut articuler la décision de l'emplacement du prochaine lycée en Sud Loire, avec deux autres lycées à construire ultérieurement, mais rapidement.

Ouest France 12-04-2018 : 
Plan d’urbanisme métropole Nantaise : 75 000 habitants en plus en 2030.
 Conseil métropolitain. Les élus votent ce vendredi matin 13 avril le plan local 2019-2030. Qui prévoit 6 000 nouveaux logements par an. Mais aussi la préservation de milliers d’hectares d’espaces naturels.

48 réunions publiques

Après trois ans de réunions avec la population des 24 villes de l’agglo, les élus dressent ce vendredi matin 13 avril le bilan de cette concertation. Ceux qui pensent que tout est décidé d’avance ironiseront peut-être sur la fameuse « coconstruction » à la Nantaise…

Mais le dialogue a porté sur « 48 réunions publiques, 59 ateliers, et huit balades urbaines » , affirme Nantes métropole. « Il y a eu 6 000 participants, 4 000 contributions citoyennes et 22 000 visites sur le site web. »

Enquête publique à l’automne

Ce plan local d’urbanisme métropolitain (Plum) fera encore l’objet d’une enquête publique, « qui durera environ un mois et demi, en septembre et octobre » , souligne Pascal Pras, vice-président de la Métropole.

« Le Plum sera voté en février prochain. Il engagera nos 24 villes pour les douze ans qui viennent. » C’est la première fois que l’agglo de Nantes adopte un plan d’urbanisme commun. L’abandon de l’aéroport de NDDL pèsera-t-il sur ce plan dans les douze ans ?

75 000 habitants, 60 000 emplois

Nantes, ville attractive, ville désirable ? Oui, et même un peu trop, au goût de certains. Si les prévisions sont respectées, nos 24 villes, qui abritent déjà 620 000 âmes, accueilleraient 75 000 habitants de plus à l’horizon 2030. Avec tous les problèmes à résoudre en matière de transports.

« On espère aussi la création de 60 000 emplois » , confirme la présidente Johanna Rolland. Révélant au passage que deux nouvelles entreprises – lire ci-contre – allaient bientôt s’installer à Nantes.

« Construire intrapériphérique »

75 000 habitants, mais où vont-ils s’installer ? Dans 6 000 logements neufs par an, ce qui va forcément contenter le secteur du bâtiment, et ceux qui cherchent à se loger plus près de leur lieu de travail. « Dans les 6 000, il y aura un tiers de logements sociaux » , promet la majorité de gauche.

Mais quid de l’étalement urbain ? « Les trois quarts des logements devront être construits à l’intérieur du périphérique, et même 80 % dans l’enveloppe urbaine des 24 villes. » Contrepartie, cela renforcera la densification avec des secteurs immenses – île de Nantes, ZAC des Isles à Rezé – urbanisés.

Et aussi la hausse des prix de l’immobilier ? « Nantes est encore nettement moins chère que Bordeaux » , assure Johanna Rolland.

Et la verdure, dans tout cela ?

La Métropole avance ses chiffres verts. « À l’horizon 2030, seront protégés 10 000 ha d’espaces paysagers, 9 000 ha de zones humides, soit 17 % du territoire métropolitain, et 4 000 ha d’espaces boisés » , insistent Johanna Rolland et Pascal Pras.

Il faut y ajouter 15 000 ha de zones agricoles. « La Métropole, ce sont 358 exploitations agricoles, dont 42 biologiques, chiffre en constante progression » , rappelle Jean-Claude Lemasson, maire de Saint-Aignan-de-Grandlieu, qui présente ce matin le projet alimentaire territorial ( Ouest-France du jeudi 12 avril) . « L’agriculture représente aujourd’hui 1 644 emplois dans nos 24 villes. »


Ouest-France 20-04-2018

Se déplacer, le casse-tête en Sud Loire 

mercredi 11 avril 2018

Un seul nouveau lycée au Sud Loire ne suffira pas

 Les sureffectifs actuels des lycées seront insupportables dans 4 ans quand les nombreux élèves actuellement en primaire, sortiront du collège et commenceront à arriver au Lycée à la rentrée 2021. Rappelons que 25 classes supplémentaires de 6e ont été ouvertes à la rentrée 2017 dans le département.

L’augmentation démographique très importante du Sud Loire se poursuivra même au delà de 2024. Le plan d'urbanisme de Nantes métropole prévoit 75 000 habitants de plus en 2030. Les récentes décisions d’aménagements futurs au sud de la métropole (maintien de l'aéroport Nantes Atlantique, transfert du MIN, nouveau CHU) et les nombreux projets immobiliers en cours et à venir, vont encore accélérer la croissance démographique déjà forte au Sud Loire et donc les effectifs de lycéens.

Tous les enfants de moins de 13 ans aujourd’hui seront concernés.
Nous pensons qu'il doit y avoir consensus pour que tous les jeunes des Pays de la Loire voulant aller au Lycée puissent y avoir une place, et pas uniquement dans des modulaires !
Le Conseil Régional ne pourra éternellement dire qu’il ne savait pas, que c’est une surprise mal prévue par l’étude INSEE de 2013, qu’il n’a ni le temps ni l’argent !
Or les lycées font partie des missions principales du Conseil Régional. La formation de notre jeunesse est un investissement et une chance, plutôt qu’un coût.

Les 6 Lycées public actuels du Sud-Loire sont tous saturés.
  • L'installation de modulaires dans les lycées actuels aura ses limites, tout comme l'augmentation des plages horaires avec cours allant de 8 à 18h même le mercredi après midi dans certains lycées.
  • Les temps de trajet croissant lié à la densification de la circulation vers l’agglomération deviennent insupportables. C’est notamment le cas pour les zones éloignées de Nantes encore dépourvues de lycée comme la zone de St Philbert de Grand Lieu / Legé, générant des inégalités géographiques importantes.
  • Le sureffectifs entraîne une dégradation des conditions de travail et d'accueil des lycéens (restauration, permanence, CDI,...), l’augmentation du stress, le risque d’échec et de décrochage scolaire, et l’inquiétude des familles.

Nous demandons  :
La construction urgente de plusieurs nouveaux lycées PUBLICS polyvalents (générales-technologiques-professionnels) au Sud-Loire.

  • La seule ouverture de classes de seconde générales faite depuis des années ne peut être l’unique réponse. Le manque de classes “pro” entraîne une sélection importante, et de très nombreux élèves sont aujourd’hui en échec en classe de seconde générale où ils aboutissent par défaut.
  • Nous souhaitons avoir pour tous des lycées de proximité, avec des temps de trajets raisonnables prenant en compte la densification de la circulation.
  • Nous souhaitons avoir des établissements à taille humaine, ni trop petit, ni trop grand. Il nous paraît d’ailleurs opportun pour les prochains lycées, de prévoir une réserve foncière suffisante et des plans de lycées qui soient facilement extensibles et cohérent. L’ajout de classes, et l’agrandissement des parties communes (hall, self, permanences, gymnases annexes, ...) pouvant accroître la capacité d'accueil (de 1000 à 1500 par exemple) sans détériorer la qualité de vie des lycéens. Par contre l’expérience montre qu’il est indispensable de ne pas dépasser les 1800 élèves afin de préserver un bon suivi et une vie scolaire sereine. Il est également indispensable d’accompagner ces augmentations d’effectif par du personnel en nombre suffisant.
  • Nous souhaitons avoir des temps de trajets raisonnables prenant en compte la densification de la circulation.
  • Compte tenu du manque criant de places dans l’enseignement supérieur, nous demandons que soit intégré des places de BTS, dans ces Lycées.
  • Enfin, le choix des lieux d’implantation de ces nouveaux Lycées devra répondre à des critères factuels et transparents : Effectifs potentiel de lycéens, temps d’accès et de transport de ces Lycéens , infrastructures existante ou à venir (EPS, accès transports, ...), avec la révision de la carte scolaire et des schémas de transport, pour équilibrer l'accueil optimal dans chaque bassin de vie.

Nous savons que dès 2016, la Région a pris conscience du problème des effectifs des Lycées et embauché un démographe pour mieux cerner les évolutions des effectifs, a engagé des audits sur les capacités d'accueil des lycées. La Région a décidé en décembre une enveloppe d’investissements 2018-2024 de 780 M€ pour répondre à la démographie, avec la constructions d’un lycée supplémentaire au Sud-Loire, dont le choix du lieu d’implantation répondra à 4 critères factuels (démographie, transport accessibilité, foncier adapté, intégration territoriale).  

D’accord avec cette démarche, nous sommes cependant persuadé qu’un seul Lycée ne suffira pas. Il nous paraîtrait indispensable d’articuler la décision du choix de la commune du futur 1er nouveau lycée du Sud-Loire en associant immédiatement un deuxième lycée voire même un troisième nouveau lycée au Sud-Loire, avec une cohérence de calendrier et de territoire.

Le collectif pour des nouveaux lycées publics Sud-Loire 44

mercredi 28 février 2018

Réunion du collectif mardi 20 mars 2018 20h Château-Thébaud



 Il y a un an, un petit groupe de parents a entrepris de monter un collectif pour porter auprès du Conseil Régional des Pays de la Loire, l'urgente nécessité d'investir dans de nouveaux Lycées PUBLICS au Sud-Loire 44. En décembre 2017, le conseil régional a pris en partie en compte notre demande en décidant le principe d’un nouveau lycée... 
Mais il serait dommage que la dynamique du collectif s’arrête là, d’autant que le dossier est loin d’être clos… Il en va de l'avenir des futurs lycéens. C’est pourquoi nous vous convions à :


Réunion du collectif pour des nouveaux lycées PUBLICS Sud-Loire-44
Mardi 20 mars 2018 de 20h à 22h
salle sous la Mairie de Château-Thébaud
(lien maps) ->
se garer sur les parkings avant la mairie…


Vous pouvez retrouver des informations de notre mobilisation sur notre blog. ->



Collectif pour des nouveaux lycées publics Sud-Loire 44
Mail : nouveau.lycee.sud.loire@gmail.com


mercredi 14 février 2018

Dossier Lycées dans "Ma Région" 02-2018

Pour information, nous reprenons ici la parution de février 2018 du Conseil Régional :

http://www.paysdelaloire.fr/en/magazine-ma-region-2017/ma-region-fevrier-2018/





Bien entendu, le collectif se réjoui de la décision d'un nouveau lycée au Sud Loire, mais souhaite désormais que le dossier avance vite afin que ce lycée puisse être prêt à temps pour les lycéens qui arriverons en masse dès 2021...