samedi 23 septembre 2017

« Les lycées du sud-Loire sont surchargés » O-F 22-9-2017


BouayeUn collectif élargi de parents d’élèves entend porter, auprès du conseil régional des Pays de la Loire, l’urgente nécessité d’investir dans de nouveaux lycées au sud-Loire.
Isabelle Louvet (présidente FCPE Bouaye) et Cécile Kertudo (secrétaire) invitent les familles à rejoindre le collectif pour la création de nouveaux lycées en Sud-Loire



« Le lycée des Bourdonnières, à Nantes, accueille 2 100 élèves pour une capacité de 1 800 ; le lycée Jean-Perrin, à Rezé, est saturé ; et le lycée d’Orbigny à Bouaye compte 1 040 élèves pour une capacité de 950. » Avec ces chiffres, Isabelle Louvet, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves de Bouaye ( FCPE) milite pour la création de nouveaux établissements en organisant une pétition. Car, malgré les modulaires, les places manquent. 

« C’est urgent » 

« Le modulaires doivent demeurer une solution temporaire. Nous portons notre voix auprès de la Région car nous sommes conscients des saturations des établissements. Un lycée à Saint-Philbert-de-Grandlieu (1) est une microsolution qui ne satisfait ni Rezé ni Bouaye, précise Cécile Kertudo, secrétaire FCPE. Il faut une solution qui satisfasse l’ensemble des élèves qui fréquentent le lycée de Bouaye. Il faut abaisser les effectifs. C’est urgent, aussi bien pour l’enseignement général que pour l’enseignement technologique et professionnel. » Et les représentantes de la FCPE de souligner que la Région se base sur des chiffres de 2013 qui sont complètement dépassés. « Dans cinq ans, les chefs d’établissements ne sauront plus où mettre les élèves. » Partant d’un constat de saturation et de sureffectifs actuels, les lycées se déterminent également avec un temps de trajet toujours croissant du domicile de l’élève vers les lycées. « Les conditions de travail et d’accueil des lycéens se dégradent et engendrent une augmentation du stress, le risque d’échec et de décrochage scolaire. Les inégalités géographiques et l’inquiétude des familles augmentent », reprend Isabelle Louvet. La croissance démographie naturelle, liée aux arrivées et constructions dans le sud Loire, engendre une forte augmentation des effectifs dans les établissements scolaires. « Pour répondre aux besoins actuels et futurs, il est temps d’envisager la création de nouveaux lycées, sachant qu’une étude de la Région se déroule sur trois ans et qu’il faut cinq ans pour inaugurer un nouvel établissement. » 


Pour signer la pétition en ligne :   https://goo.gl/bqnBHP


(1) Le conseil régional doit se décider sur l’implantation en Sud-Loire d’un ou de plusieurs lycées, avant fin 2018. Saint-Philbert, Sainte-Pazanne, Machecoul, Bouaye sont candidates. 

Ouest-France Vendredi 22 septembre 2017  Edition Sud-Loire


jeudi 7 septembre 2017

De plus en plus de lycéens : un défi pour la Région OF-5/9/17

De plus en plus de lycéens : un défi pour la Région (Ouest-France 5/9/2017)



Les Pays de la Loire, Région française où le taux des 16-25 ans est le plus fort, doivent construire de nouveaux établissements. Celui de Carquefou a ouvert hier. Quatre autres sont programmés. 


Repères Carquefou, le nouveau-né 

C’est le 116e lycée public des Pays de la Loire : le lycée de Carquefou accueillait ses premiers élèves hier, au moment de son inauguration par Bruno Retailleau, président de la Région, et William Marois, recteur d’académie. Ce nouvel établissement va permettre de décongestionner le nord-est de l’agglomération nantaise. À terme, il sera en mesure d’accueillir 900 élèves, avec une possibilité d’extension à 1 000 élèves. La formation des élèves y est résolument pensée à l’heure du numérique avec un accès au très haut débit, une couverture wifi haute densité et des équipements informatiques fixes et mobiles. 

171 000 lycéens en 2024 

Ils étaient 158 750 à la rentrée 2016, ils sont plus de 160 000 cette année. Le nombre de lycéens ne cesse de croître dans les Pays de la Loire. Afin d’affiner les prévisions, un démographe a été embauché. La région a été découpée en 48 bassins de vie… et d’observation de l’évolution des besoins des différentes filières de formation. En 2024, la Région devrait compter 171 000 lycéens, soit 11 000 de plus que la prévision établie par l’Insee en 2013. 

Quatre ouvertures d’ici à 2023 

Après celui de Carquefou près de Nantes, quatre autres lycées sont déjà programmés : deux en LoireAtlantique (Nort-sur-Erdre en 2020, Pontchâteau en 2023), deux en Vendée (Saint-Gilles-Croix-de-Vie en 2021, Aizenay en 2022). Sans attendre, pour faire face aux augmentations d’effectifs, des travaux d’extension sont menés au lycée du Pays de Retz à Pornic et au lycée de la Herdrie à Basse-Goulaine (Loire-Atlantique), au lycée Jean-Bodin aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), au lycée Bellevue au Mans (Sarthe), au lycée Léonard-de-Vinci à Montaigu (Vendée). 

Promouvoir toutes les filières 

« Il faut favoriser l’ensemble des filières. Pour offrir à chaque jeune les meilleures conditions de succès, on ne peut se satisfaire d’une voie unique. » Bruno Retailleau a rappelé sa détermination à développer les filières pro et l’apprentissage à l’heure où certains secteurs manquent de main-d’œuvre. Quarante-deux nouvelles sections sont ouvertes en lycée professionnel, notamment en électricité-électrotechnique, santésocial-paramédical, agriculture et hôtellerie-restauration. Parallèlement, le plan de relance de l’apprentissage se poursuit. Quatre-vingt-dix nouvelles formations sont ouvertes en agriculture-agroalimentaire, industrie, informatique, bâtiment, hôtellerie-restauration-tourisme… portant à 451 le nombre de formations en apprentissage. En progression de 4,5 % l’an dernier, le total d’apprentis augmente encore et passe la barre des 29 000. 

Privé : 43 % des lycéens 

En Pays de la Loire, 43 % des jeunes scolarisés en lycée relèvent de l’enseignement privé. La Région finance 164 établissements privés sous contrat dont 57 maisons familiales rurales, les MFR. « Notre objectif est de garantir l’équité avec l’enseignement public », appuie Bruno Retailleau. Outre des subventions aux projets de construction ou réhabilitation, la Région soutient le fonctionnement des établissements privés, par exemple à travers les forfaits « internat », réévalués cette année. 

La Région en charge du transport 

Grand changement (indolore pour les usagers) en cette rentrée : c’est désormais la Région (et non plus les conseils départementaux) qui gère les transports scolaires. C’est la conséquence de la nouvelle organisation territoriale (loi NOtre). 140 000 élèves (dont 60 000 lycéens) profitent de ce service, grâce à une flotte de 2 800 véhicules. Les salariés concernés dépendront officiellement de la Région Pays de la Loire le 1er janvier 2018. 

Yves SCHERR (avec nos rédactions). 


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